My tribute to une grande Sophie
Aujourd'hui, je voudrais rendre hommage à une toute grande Sophie (j'ai pas dit LA grande Sophie). Une muse, une maîtresse à penser: Sophie Rostopchine.
Inutile, Ami Lecteur, de lancer un regard perplexe à ton lapin en peluche ou à la moule lobotomisée qui te sert d'animal de compagnie. Parce que toi aussi, si tu es un peu culturé, tu connais Sophie Rostopchine. Mais siiii! La Comtesse de Ségur, ça ne te dit rien?
Là, si tu as un minimum de culture et de logique, Ami Lecteur, les petits rouages à l'intérieur de ton crâne se mettent tout doucement en marche. Haaaaaaan! C'est pour ça, les Bonheurs de Sophie... C'est cela, tu commences à comprendre.
Note, je n'ai pas été submergée par l'originalité le jour où j'ai choisi le nom de mon blog, je le concède. Des bonheurs de Sophie, sur le net, yen a dix mille. bonheursdesophie.net, bonheursdesophie.com, sans compter que chaque fournisseur de blog en héberge au moins un. C'est nul, et pas original. Mais j'assume! Parce que ça m'est venu naturellement. Comme une revanche sur la vie.
Car oui, j'en ai bouffé, du Comtesse de Ségur. Pas un anniversaire, pas une fête de Noël sans que je reçoive un exemplaire des Malheurs de Sophie. Mon carnet de poésie est rempli de dessins des Petites Filles Modèles... Je ne sais pas si vous les avez lus, les Malheurs de Sophie, mais sérieux, ya de quoi vous démolir mentalement. Parce que la Sophie en question n'est pas un agneau pris dans un orage, c'est une sale petite peste qui ne fait que des bêtises et qui se fait battre par ses parents en représailles...
Qu'importe! Les livres de la Comtesse de Ségur ont bercé toute mon enfance. C'est avec eux que j'ai appris à lire. Que j'ai commencé à rêver aussi. Je voyageais en Russie avec le Général Dourakine, je me transportais dans la France du XIXe siècle avec délice, je me construisais des robes à crinoline parce que c'était quand même mieux que des jean's (et je faisais ça au lieu de regarder les dessins animés, spéciale cassdédi à PocketGirl ;) ). J'avais même décrété que je ne me marierais qu'avec un noble, pour vivre dans un château et avoir un nom à particule. Je m'inventais des histoires dans lesquelles j'étais fille de marquis.
Puis j'ai grandi. J'ai délaissé les oeuvres de la Comtesse pour des livres et des auteurs plus modernes, où on ne soignait pas les gens avec des sangsues et des cataplasmes. Mais pour une gamine de douze ans, j'avais un vocabulaire et un imaginaire en béton.
Mais il reste des traces, notamment dans ces bonheursdesophie qui conjurent les plus de cent ans de malheurs de Sophie Rostopchine. D'en parler, ça me donnerait presque envie de me retaper toute la série, en fait...
Et vous, vous avez vibré sur la Comtesse de Ségur?