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02 juillet 2008

Où les commerçants se plaignent que les gens n'achètent pas et qu'en fait, c'est de leur faute

Oui, je vous l'accorde, ce titre est un peu long et rappelle furieusement celui d'avant-hier (qu'en fait il est apparu hier), mais il dit bien ce qu'il veut dire.

Or, hier, donc, c'était le premier jour des soldes. Et dès le soir, les commerçants se sont plaints que franchement, c'est plus comme avant. Et vas-y qu'ils ont eu 5% de clients en moins, et plains-toi que c'est la faute aux médias qui font rien qu'à parler de la baisse du pouvoir d'achat que c'est même pas vrai d'abord.

Moi, j'y étais, aux soldes, en bonne petite fauchée qui veut quand même avoir sa part de tendance (ben oui, depuis janvier -ou depuis cinq jours*- que j'avais plus rien acheté comme fringues, pfff) (t'auras remarqué que rapport à avant, ça cause plus du tout de fringues, ici) (si tant est que ça parlait de fringues avant, mais laissons là les parenthèses, ça devient long). Et je peux vous dire que j'aurais bien aimé sortir des Grands Prés (le shopping mall de Mons) chargée comme l'accro au shopping un jour de crise.

Si les gens ont pas acheté autant que les autres années, c'est la faute aux commerçants. Parce que les soldes, fallait quand même les chercher. Bon, yavait bien quelques panneaux, mais en gros, dès que tu t'en éloignais un tout petit peu, tu remontais direct dans les prix. Trois rayons soldés, et le reste, tu peux aller te faire f... euh photographier en sous-vêtements (rapport aux fringues soldées que t'as pas réussi à trouver).

Oui, bon, ici, on parle de prix assez bas, déjà à la base. On va chez du Zara, du H&M et quand on a vraiment envie de faire une folie, chez du Esprit (ouuuuuh!). Mais bon, c'est le principe des soldes: quand on va les faire, on achète du soldé. Point barre. Sauf que.

Sauf que les trucs soldés sont les mocheries invendues des saisons précédentes. Les petites robes discrètement repérées la semaine passée n'ont pas bougé d'un iota (surtout leur prix) et malgré le premier jour des soldes, il ne reste que les tailles 48 que je n'atteins -heureusement- pas encore.

Bref, j'ai erré comme une âme en peine dans les différents magasins. Et ce n'est qu'en arrivant chez New Look (vous vous souvenez de New Look, l'endroit où j'ai constitué la base de ma garde-robes à un moment?) que j'ai retrouvé le sourire. Oh! Bien sûr, plein de jolis trucs classiques ne sont pas soldés (et restent donc chers pour ce que c'est), mais en cherchant bien dans les invendus des autres années, j'ai fini par dégotter une jupe noire, simple mais belle, et un chemisier dans les tons verts. Tous deux soldés. A environ 50%, l'honneur est sauf.

Je suis ensuite passée faire un tour chez Dod, où les vêtements de grandes marques sont déjà à prix plus doux en temps normal. Et là, ça a été un vrai bonheur. Parce qu'un pull en cachemire et soie Xandres à -30% et qui passe à 20 euros à la caisse, moi j'dis banco et j'en prends deux. Pareil pour les chaussures Pauline B. ou le pull Vue sur Mer.

Résultat des courses: je me suis retrouvée dans ma voiture une heure plus tard, le sourire aux lèvres, ayant acquis pour 150 euros trois pulls Xandres (décidément, je deviens fan!), un pull Vue sur Mer, une robe dos nu belle et sexy de jesépukelmarque et deux paires de sandales Pauline B.

J'aurais juste envie de dire aux commerçants: si vous voulez vraiment que les gens achètent, arrêtez de les prendre pour des cons et faites de vrais soldes. Vous verrez, ça marche!!



Et vous, la pêche a été bonne?



*cfr Anvers

30 juin 2008

Où les vacances se transforment en semaine de toutes les découvertes

Salut! Je suis toujours en vacances. Il fé bO. Et je m'amuse toujours bien! Je vous fé des gros bisous et je suis pas du tout préssée de rentré.

sOphie


Bon, c'est fini la rigolure. Dans deux jours, back to the boulot. Alors on va arrêter de faire les malinois et on (je) va faire des stocks de bons souvenirs pour affronter l'advers... ce brusque retour à la réalité des choses.

Alors aujourd'hui, parlons (re)découvertes. Parce que non, mes vacances ne se sont pas résumées à faire la moule devant mon pc et ma télé. Parce que oui, moi aussi, ma vie est tout à fait fascinante et absolument digne d'intérêt (ou pas). Alors voilà, les découvertes, disais-je.

Petitun. J'ai (re) découvert Anvers. Oui, celle-là même avec son zoo, sa gare. Ses magasins en double ou en triple. Rhaaa. Ses petites rues commerçantes avec des créateurs branchés. Et des prix à me faire disjoncter. Promenade en amoureuse. En tête-à-tête avec moi-même. C'est pas désagréable, même si je suis pas toujours de très bonne compagnie (une petite tendance à la destruction de moral modesque).

C'est là que la deuxième découverte m'a sauvée. Je me suis rendu compte que je peux être belle et sexy en jean's. En jean's cigarette. Bon, inutile de dire que je l'ai acheté. Oui, à cinq jours des soldes, et alors? Zauriez préféré que plus jamais je ne me trouve potable en jean's? Et que ma santé mentale s'en trouve altérée à jamais? Voilà. Moi non plus. J'ai découvert aussi l'effet que peut faire un jean's bien. Qu'il désinhibe. Qu'avec, j'ai décroché des rayons des trucs que j'aurais ignorés, par crainte du ridicule. Et que je me suis dit "vivement les soldes dans cinq jours" (oui, la nature économe revient quand même au galop après) (qui a dit avare??) (tu sors!!). Bref, ça a fait du bien au coeur du moral. Et je me suis même dit en sortant "bon, maintenant, je fais vraiment attention à ma ligne". On en reparlera.

Et on va même en reparler directement, puisque j'ai aussi découvert la glace Ben&Jerry "Chocolate fudge Brownie" et "New York super fudge Chunk" et que rien que de l'écrire, je ressens un manque criant (faut dire qu'il y a le temps d'être morts de faim et de soif avant d'avoir fini d'épeler ces looooongs noms).

Petitdeux. J'ai découvert Liège, son Carré, ses magasins, ses pékets. Bien, Bien, Bien, hips. (Le lecteur attentif ou particulièrement informé se rendra compte très vite que j'ai écumé les seules villes où ya des New Look, j'dis-ça-j'dis-rien). Ca peut paraître bizarre pour quelqu'un qui a bossé à vingt kilomètres de là, mais je n'avais, avant la semaine dernière, mis les pieds à Liège que deux fois. Quand je dis "mis les pieds", c'est quasiment ça puisque j'y étais allée deux fois pour le boulot genre "je sors du train/de la voiture, je vais à mon rendez-vous, je remonte dans le train/ma voiture".

Que dire sinon que les gens sont cools, les magasins bien aussi (même si j'ai pas senti ce sens de la mode particulier qu'on attribue aux Liégeois, mais j'suis ptêtre pas restée assez longtemps). On y mange bien, on y boit du très bon péket (aaaaaaah! le péket violette!!) et ça donne envie de revenir.

Petittrois. Je me suis rendu compte que je ne suis pas aussi brouillée avec les chiffres que ce que je pensais. D'abord parce que j'ai resolu pour la première fois un sudoku "difficile" du Soir. Et ce, presque sans réfléchir. Saluez la performance comme il se doit!!

C'est tout? C'est que grâce à ça que t'es devenue numérologue?*, se dit la lectrice suspicieuse zé dubitative. Ahaaaaah! Que nenni! J'ai aussi fait ma déclaration d'impôt toute-seule-pour-la-première-fois-de-ma-vie!! En ne posant que 14.999 questions angoissées à mon papa (comptable). Mais j'ai géré. Et rendu le truc à temps. Je me suis tellement bien amusée que j'aurais bien recommencé avec celle de M. Léludemoncoeur. Mais l'excès nuisant en tout (et étant une fille très modérée...), je me suis abstenue.

Pour son bien, notez. Pensez! Si je l'avais faite à sa place, jamais il n'aurait connu le grand frisson. Qui vous parcourt quand vous devez essayer de trouver le bon endroit pour marquer le bon chiffre. Et ça, il faut le dire, ça aurait quand même été vachement dommage.



*une numérologue, c'est une calée des numéros, comme la psychologue est une calée des psys, une névrosée, quoi. Rhoo, tu suis rien, toi, hein?

06 avril 2008

I'm a weirdooooo (surtout ces derniers temps)

Ahaaaaah mééke mîîî tounaaaaaaaaaaaîîîte, tounaaaaaaaaaaaîîte, mééke mîîî raaaaaaaaîte"

Ah! Salut! Vous êtes là! Vous me surprenez en pleine répétition, là... Répétition de quoi? Ben de Singstar pardi!!!


Parce que oui, la Nouvelle star du karaoké, c'est moi! La pro du micro, la reine de la chanson kitsch-disco (quel joli pléonasme!). Bon, okay, mon public n'est pas encore aussi fourni qu'au pavillon Baltard, ni même qu'au café du coin, mais M. Léludemoncoeur endure stoïquement chaque fois que je gratouille mes cordes vocales en gazouillant des vocalises.

D'ailleurs, finalement, c'est de sa faute s'il subit ça. Au moment de l'installation, une question cruciale s'est posée: "Avec la télé magnifique que nous avons, ne serait-il pas temps de réinvestir dans une Pléstécheune 2?" (oui, vous remarquerez que M. Léludemoncoeur la joue finement, il ne demande pas la 3, il reste modeste avec une 2, c'est stratégique).

J'ouvre la parenthèse pour vous expliquer que je sors d'une famille où la mère a toujours dit la bouche tremblante et la larme à l'oeil: "moi vivante, une console de jeu n'entrera jamais dans cette maison". Comme on a trouvé moins d'avantages que d'inconvénients à être orphelines (la pitié des autres, ça va un temps et puis ça lasse...), on s'est contentées de négocier un Game Boy qui a fini dans un coin une fois ses premières piles plates. Ca te situe le niveau de "gamitude" de la famille... Je referme la parenthèse.

Avec ce que je viens d'expliquer, vous vous imaginerez sans peine ma nullitude en jeux video. Avec moi, Harry Potter se cogne cent vingt fois au même mur et il tombe de son balai pendant les parties de Quidditch. Kratos, le God of toutes les Wars, fait moins le malin devant Zeus (d'ailleurs, il n'arrive jamais à le trouver puisqu'il reste à l'entrée du premier tunnel sans savoir qu'il doit avancer). Remy, le rat de Ratatouille, se mange la gueule dans tous les défis qu'il doit relever, que même un enfant de trois ans terminerait ça plus vite que moi.

Bref, pour moi qui aime tellement maîtriser mon environnement, la Pléstécheune a tout d'un instrument de torture dont le lancer de manette pourrait devenir discipline olympique (oui, même avec Ratatouille, c'est vous dire le degré de nullitude).

Heureusement, M. Pléstécheune (l'inventeur de la console du même nom, tiens!) a plein d'idées hyper machiavéliques pour attirer quand même les handicapées de la manette comme moi. Genre par exemple, il invente des autres gadgets que la manette! Ah! Fallait y penser!! Genre le Buzz, par exemple. Ca c'est bien, ça fait tout de suite plus jeu télévisé, et avec ça, t'attire toutes celles qui rigolent aux blagues de Nagui juste avant le journal de 13h. Genre moi, par exemple. Donc première réponse à M. Léludemoncoeur quand il m'a demandé, pour la Pléstécheune: "Okay, mais on prend pas que God of War. Moi, j'veux Buzz aussi!"

Mais M. Pléstécheune est encore plus fort question marketing et embobinage de gens-tout-à-fait-contre-la-pléstécheun-a-priori: il a inventé le micro. Enfin, c'est pas lui qui l'a inventé à la base (faut pas déconner non plus...), mais bon, il a eu l'excellente idée de le brancher sur la Pléstécheune. Là, avec mon passé de choriste dans une chorale (bah oui, hein) et de chanteuse de salle-de-bain (et même de voiture, de boulot et de partout en fait, sauf dans les karaokés), je ne pouvais qu'être touchée. Alors j'ai dit aussi "okay, mais je veux Singstar, avec la Pléstécheune".



Et M. Léludemoncoeur a accepté.








Ahahah, l'innocent!




Bon, il m'a gentiment trouvé Singstar années 80. Génial, vous vous dites, tout comme moi. Ahah! Mais à part Na na na na na, qui connaît les paroles de Live is Life? Oui, bon, mauvais exemple. Ou des Bêtises? Tout le monde? Hem, oui, faut que j'ouvre une deuxième parenthèse: outre un veto maternel sur les consoles de jeu, faut savoir aussi que mes douces oreilles, bien qu'ayant vu le jour au début des années 80, n'ont pas été bercées par la musique y afférant. Non. Et même sur Singstar, c'est difficile de chanter la 5e symphonie de Beethoven ou le WaterMusic de Haendel. Je vois vos petits yeux s'écarquiller en même temps que vous pensez "haaaaaaaaaan, ça explique bien des choses!!!!!! (ne niez pas, je vous ai vus!). Je referme pour la deuxième fois et gnagnagna.

Singstar, c'est génial: c'est le karaoké sans avoir le public de blaireaux qui se prennent pour Barbara, Johnny ou Obispo. Sans la fumée de cigarette, mais avec le vin qu'on veut. Ou le daïquiri. C'est la Nouvelle Star sans le risque de passer dans les Inoubliables. C'est le prof de chant à 29,90 euros une fois pour toutes. C'est le quart d'heure de gloire tout seul dans son salon. Bref c'est le pied.

Tellement le pied que j'ai remis ça avec Singstar années 90 (Spice Girls et Lovefool power!!). Attention, ici, on n'est plus dans l'amateurisme!! Je sais pas ce qu'ils avaient fumé, les Crash Test Dummies, Radiohead et autres All Saints, mais leurs chansons, c'est pas du pipi de chat niveau difficulté. Essayez, si vous ne me croyez pas. Mais je vais pas cracher dans la soupe.

Grâce à Singstar, j'ai quand même appris de nouvelles chansons (j'ai "élargi mon répertoire musical", comme on dit dans le jargon -_-) et on s'est déjà fait quelques belles soirées karaoké entre potes ("nous serions ravis de vous avoir à dîner, la Pléstécheune et vous. et n'oubliez pas Singstar!!!").




Et la prochaine fois que vous allez à une soirée années 80, regardez bien autour de vous. La seule nana qui connaît toutes les paroles de toutes les chansons, c'est sans doute moi!

31 juillet 2007

De la mode? Où ça?

Lundi soir, j'ai testé pour vous un degré de modassitude, de branchitude et, sous-entendu, de pétassitude que je n'avais jamais voulu ou pensé atteindre: la soirée de la Brussels Fashion Fair.

Ouiiii, je sais, ça en jette, et toi, là-bas, au fond, tu es déjà en train de te dire que j'ai trO de la chansss d'avoir pu y aller. Déjà, je remarque que t'as fait des progrès en anglais, à moins que tu aies perdu la tête dès le mot "fashion". Oui, parce que je suppose que tu connais l'expression "fashion victim" qui, vu ta tête de camion volé, doit t'aller parfaitement, et à tous les temps encore.

Bref, c'est vrai que la soirée de la BFF, ça pouvait être rigolo. Déjà, le lieu en jette à mort. OK, faut se farcir le quartier (qui craint quand même un max...), mais une fois dans l'enceinte de Tour & Taxis, on peut raisonnablement penser qu'on est à l'abri (et sa voiture aussi). Pour son 10e anniversaire, la foire à la mode avait choisi les caves du site, sans doute pour faire underground branché.

Je vous avoue que j'étais quand même un peu stressée à l'idée de cette soirée. Après tout, je ne me considère pas comme une pure modasse, et je dois faire au moins quinze kilos (et dix centimètres) de moins que la plus grosse des mannequins. Comme il était prévu que je passe à la soirée directement après le boulot, je ne pouvais pas non plus sortir les trucs les plus modes et les plus inmettables de la terre. Exit donc les talons aiguilles, bonjour les sandales à talons compensés, pour ne vous donner qu'un exemple de mes pérégrinations intellectuelles.

21h10 lundi soir (oui, laissez-moi quand même le temps de sortir du boulot et d'aller jusqu'à Tour & Taxis!), j'arrive donc devant l'entrée de la soirée. C'est très calme, personne ne se bouscule pour rentrer. Soit. L'entrée est très concept aussi avec son tapis vert et son rideau en lamelles de plastique (comme pour rentrer dans une chambre froide, là, vous voyez?). Je reçois un magnifique bracelet rose étiqueté "I Love Fashion" et c'est partiiii. "Vous tournez à gauche juste là puis euh... vous suivez la musique", me dit la nana de l'entrée. Je respire un grand coup avant de plonger en apnée dans ce monde-de-beauté-de-luxe-et-de-pétasses.


Première constatation en entrant dans la pièce de la soirée: c'est pas très peuplé. Au premier coup d'oeil, je me dis que les seules modasses de la soirée, c'est les Flo² et Jonathan, le copain d'un de mes collègues (spéciale cassdédi aux deux, ahahah). En m'approchant de leur table, je me rends compte qu'ils tiennent des verres à vin. Pas de champagne, donc... Et moi qui croyais qu'on en distribuait en même temps que la coke... Groupf. Du vin, donc. Mais pas trop hein! Parce que vu ce que j(e n)'ai (pas) mangé, il ne me faudrait pas grand chose pour me faire coffrer pour alcoolémie au volant.

Un tour d'horizon plus appuyé -verre à la main et prête à tout commentaire un peu assassin genre "celle-là a beau être maigre comme un clou, elle a toujours de la cellulite..." fin vous voyez le genre- me conforte dans mon idée qu'on peut être dans le milieu de la mode et manquer du sens esthétique le plus élémentaire. Un exemple? Le pantalon cigarette (et forcément moulant) alors qu'on n'est pas filiforme. Même avec un joli top au-dessus, ça te fait passer pour une grosse vache des années 80. Pas de mannequins anoerxiques ou de créateurs excentriques en train de danser. Faut dire que le DJ n'a pas été recruté à Miami et qu'avant la soirée, il a sans doute dû mixer deux-trois sets dans son garage...

Bref, après deux heures dans ce trou, on s'est tous regardés... et on s'est barrés sans remords. Sans même prendre à la sortie le sac "cadeau" auquel on avait droit. La prochaine fois, c'est dit, je teste les soirées des jeunes agriculteurs!

02 juillet 2007

A Pariiiiiiis à véloooooo

Hier, j'ai testé pour vous la balade à vélo de 28 kilomètres sans s'arrêter (ou presque). Pfffff, se dit la lectrice déçue, le vélo, on s'en tamponne un ptit peu... Et bien non, j'ai envie de te dire!! Passssque le vélo, c'est bieeeeeeen (même que c'est vrai!). Bon, okay, c'était pas à Paris, mais sérieux, ça déchirait grave sa mère. Eh oui!

Bon, à 09h30 hier matin, quand M. Léludemoncoeur m'a délicatement réveillée en me disant "Mme Léluedemoncoeur!! Réveille-toi!! On doit être à la télé à 10h15!!", j'avoue que si j'avais eu un grand feu et un vélo à portée de main, je faisais un sort au vélo. Non mais franchement, ça se fait de réveiller quelqu'un un dimanche matin à 09h30 pour aller faire du vélo??? Je me suis traînée hors du lit en râlant que mes cheveux étaient dégueu et que franchement, plutôt mourir que de faire du sport avec une tête pareille!

Une tasse de café et une tartine au choco plus tard, la tête sous le sèche-cheveux, je réfléchis à l'endroit où ont disparu mes baskets. Punaise, j'étais sûre de les avoir laissé traîner... Encore un coup de zèle de Maman Léludemoncoeur... Bingo, je les retrouve dans une armoire où elles ne devraient pas se trouver (sauf si on considère le fait que c'est une armoire à chaussures). Mon ticheurte bleu marine et mon pantalon gris ne me feront sans doute pas gagner l'award de la "plusss mieux fringuée de La Louvière", mais soit! Je n'ai qu'un demi-cerveau en activité.

10h25, on est enfin arrivés, et on n'est même pas les derniers. Vu les gueules de sportifs des autres, je commence à flipper quelque peu... Je remarque surtout qu'ils ont pensé à prendre un vêtement de pluie, ce qui est sans doute le truc intelligent à faire vu les nuages noirs... Soit, avec le vent, on séchera plus vite. J'ai aussi un peu peur de me gameller dans le premier tournant. Mais M. Léludemoncoeur, que je n'ai jamais vu faire du sport en 3 ans, monte sur le vélo.... et ne se casse rien, c'est déjà ça de gagné.

Hop! La petite photo avant le départ, quand tout le monde est en forme (la deuxième moitié du cerveau s'est réveillée, entre-temps), puis c'est parti! Cool, c'est en pente!


Cool, ça continue à être en pente!!

Rhoo, génial, encore en pente. Puis du plat, le long des canaux. C'est super joli, en fait, cette région! Ya des canards, des cygnes, des vieux bâtiments. Et du soleil. Puis encore une super loooooooongue descente et un peu de plat... avant qu'on ne se retrouve aux pieds de l'ascenseur à bateaux (photo). C'est là que je comprends que j'aurais mieux fait d'être une péniche, parce que ça demande moins d'efforts. Passque oui, tout ce qu'on a descendu, on va le remonter en une seule fois. Alors que ça fait même pas longtemps qu'on est partis!

Je sue à grosses gouttes, j'ahane, je râle (je fais des râles, hein, pas que je grogne encore, nan nan) et finalement, au moment où mes muscles commencent leur vie propre, j'arrive au-dessus. Dois-je avouer que l'espace d'un instant, je me suis dit que le fitness et le cardio, c'est juste bon pour les moules? Que franchement, je me demandais quelle était, dans mon exploit, la part d'entraînement en salle? Toutes ces considérations bassement immatérielles ont été balayées par un constat: on était partis tellement vite qu'on n'avait même pas pensé à une bouteille d'eau. Cruelle ironie du sort puisque nous allions continuer à longer un canal rempli d'eau! J'ai aussi remarqué que mes lèvres commençaient à dessécher sur place. Oups! oublié, le beurre de cacao (ben tiens...).

Optimiste, l'organisateur de la balade nous rassure: c'était la seule et unique côte de la journée, promijurécraché! Okay, on se remet en route. On papote, on se dit au moins quinze mille fois avec M. Léludemoncoeur qu'on devrait acheter des vélos passque quand même c'est vachement agréable de se balader comme cela les cheveux zau vent. Rhoo que quand même cette région elle est trop belle. Et qu'on achèterait bien des vélos quoi, nan mais c'est vrai. Rhoo, regarde comme c'est joli ici et blablabla.

Je n'ai aucune notion des distances que je parcours si je n'ai pas un compteur à proximité. Mais la petite vingtaine de kilomètres commençait à me sembler un peu longuette. Pas que j'aie eu mal aux jambes, ahahah non! Mais j'avais chaud. Passque non, yavait pas encore eu une goutte de pluie. Et que même que le soleil était là en guest-star.

Ce que je peux vous dire avant d'être à bout de souffle, c'est que finalement, ça faisait un bon 28 kilomètres (28,1 kilomètres exactement), que je suis arrivée troisième après deux balèzes du sport (même si yavait pas de classement), que la sangria de l'apéro après l'effort était très réconfortante, que le soleil était toujours là et que le barbec était réconfortant aussi.

Ce n'est qu'une fois rentrée à la maison que je me suis rendu compte d'un truc super important: j'avais aussi oublié ma crème solaire. Et si j'avais chaud aux pommettes, c'était pas spécialement à cause des 2 sangrias, du vin et du limoncello, mais ptêtre tout simplement passque trop de soleil vous tue les pommettes.



Conclusion? C'est clair qu'on avait oublié plein de trucs, et ptêtre même nos têtes, mais j'peux vous assurer une chose: les jambes, c'est sûr, on les a!

20 mai 2007

Le legging loin de la pétasse attitude

Chère Amie Lectrice,

tu vas pouvoir brûler un cierge en mon honneur; mieux! tu vas pouvoir ériger un autel à ma gloire, y déposer des offrandes et te prosterner en te répandant en remerciements (sincères, cela va de soi).

Car ce vendredi 18 mai est à marquer d'une pierre blanche. Non, ce n'était pas un vendredi 13 (suis un peu, là-bas dans le fond, on vient de dire qu'on était le 18!!!) et je ne faisais pas le pont, non non. J'ai fait mieux que ça.

Car oui, pour toi, amie Lectrice, j'ai bravé la vindicte populaire, fait fi de l'opprobre de mes collègues, affronté la mise au ban de ma société et la honte sociale et... j'ai porté un legging au bureau. Ca va, ça ne fait pas mal et on en ressort vivant, ouf!

Ca faisait quelques jours que la question me turlupinait. Depuis, en fait, que j'ai reçu ma jolie robe de chez Promod (que je vous avais montrée il y a quelques posts d'ici). Le sujet susnommé est en effet très beau, mais tombe au-dessus du genou. Rien de véritablement shocking là-dedans (après tout, on vit en 2007, non?), mais bon, faut dire ce qui est, le temps à la belge n'est pas ce qu'on fait de mieux pour les guiboles à l'air...

Je ne vous ferai pas de cours d'histoire de la météorologie, je trouve ça chiant et je laisse ça à d'autres. Mais pour celles qui n'ont pas le bonheur de vivre dans notre plat pays, je dirai juste que, autant le mois d'avril a été sublimement chaud (grmbl, encore une conséquence du réchauffement climatique, se sont écrié les râleurs sempiternels), autant le mois de mai est pourr... euh normal pour la saison. Cette semaine, le bon Dieu-dans-son-immense-bonté a juste bien voulu fermer les vannes de flotte ininterrompue mais il n'a pas encore daigné remettre le chauffage sur 30°. Voilà pour le décor.

Dès dimanche, donc, je me suis retrouvée confrontée à un dilemme. Certes on annonçait du soleil pour la fin de la semaine, ce qui allait m'autoriser à étrenner cette magnifique petite robe, mais il n'était pas question pour moi de parader jambes totalement nues au boulot. On n'est pas au mois de juillet, non plus! J'avais donc le choix entre des bas discrets-mais-qui-font-hiver-quand-même (notez la mauvaise foi...) ou une solution beaucoup plus fun et rock 'n roll mais aussi beaucoup plus risquée socialement: le legging.

Le mercredi, je suis allée chercher -juste-pour-voir-hein! une paire de legging. Et là, déjà, le caractère crucial de ma démarche m'a sauté aux yeux. Car la première étape, retiens ça bien Amie Lectrice, c'est de bien choisir son legging. De préférence éviter ceux avec une bordure en dentelle, trop connotés petite tasspé du marché. En trouver un aussi qui ne te scie pas les jambes et ne les fait pas ressembler au bout de deux heures à des rôtis de dindonneau mal ficelés. Ne pas les prendre trop épais, ça fait transpirer ces petites bêtes-là. Etc, etc. Faut pas avoir fait bac+9 pour bien choisir, mais pas loin quand même.

Perso, j'ai choisi (un peu en désespoir de cause, mais chut!) un legging à mi-chemin entre un legging et des bas très opaques. Ca a l'apparence d'un legging, mais la texture et un peu la transparence de bas opaques.

Avant de me lancer dans la jungle du boulot, j'ai testé ma nouvelle acquisition sur la grand place de Mons, discrètement, jeudi. Première constatation, tout le monde met des leggings. Le résultat visuel n'est pas toujours over-satisfaisant, mais au moins, en bonne "si tout le monde le fait je peux le faire aussi", j'ai été totalement rassurée. Non, il ne faut pas avoir des jambes comme des allumettes pour bien porter le legging.

Deuxième étape, cruciale, le boulot. Pffuu pffuu, on respire bien fort et on se lance. La première réaction tombe vers midi "Tcheu ti! t'es toute chic!"*. Aaaaaah! "Chic". Et pas "euh, c'est carnaval ici ou quoi?" ou "tu fais les marchés en activité complémentaire?" ou encore, pire, "t'es de la région du Centre, toi, c'est ça?"**

Bref, en gros, le test est plutôt positif, et j'arrive même, pendant cinq minutes, à oublier que j'ai mis un legging. Ouaaaaaah!

Le soir, (très) très tard, on passe à la friterie avec M. Léludemoncoeur, et là, on voit débarquer genre trois over-pouffes arborant toutes fièrement une paire de leggings. Arf. Mais après un petit examen purement subjectif, il n'y a pas de doutes: ces filles et moi n'avons rien en commun, même pas la classe du legging.

C'est là que j'ai commencé à me poser des questions. Comment certaines d'entre nous peuvent-elles porter un legging au boulot sans que ça choque personne (sauf peut-être celui qui m'a prise pour une gamine... comment il sait?), et que d'autres sont immédiatement étiquetées "pétasses vulgaires".

Le flash m'est apparu alors que j'allais faire mes courses. Admirant mon reflet dans la vitrine (ben quoi?), je me suis rendu compte que peut-être, il suffisait simplement de ne pas porter sur le front un truc genre "je porte des leggings et j'aime ça" ou "plutôt mourir que d'abandonner mon legging" au néon rouge; qu'il suffisait, aussi, de ne pas le porter avec une mini en jean's ou un bermuda, et avec toutes les mêmes chaussures.

Un seul mot d'ordre donc avec le legging, le traiter avec sobriété. Pas vouloir en faire des tonnes, mais arborer un discret "quand il fait pas super-beau, un legging ya rien de mieux". Genre je m'excuse mais j'assume.

Bon, amie Lectrice, tu ne m'en voudras pas je le sais, je vais désormais me reposer. Tous ces risques en un seul coup ça fatigue. Et pour les offrandes, c'est comme tu veux. Par virement ou en nature. Mais si c'est ça, n'oublie pas le chocolat à la mousse au chocolat. Ou du chocolat noir, ce sera parfait. Faudrait veiller à pas se foutre de ma gueule, non plus. Merci.






*note pour nos amis français: oui, je bosse en Belgique, et ceci est un "tcheu ti" d'admiration, je dirais.
** région pas si centrale que ça bien connue pour l'élégance de ses filles (voir la pensée du moment by M. Léludemoncoeur). (pour rappel: M. Léludemoncoeur, songeur: "Je ne m'étais pas rendu compte à quel point les filles de ma région peuvent être vulgaires..." Ah bon?)

13 mai 2007

J'ai testé pour vous...

Ce week-end, j'avais l'humeur testeuse. Ca m'a pris comme ça, par hasard et j'ai décidé d'en profiter.


Test n°1: le nouveau gloss Bourjois:

Mais siiiiiiii! Celui qui ne fait pas coller les cheveux dans les lèvres, même quand ya du vent!!! Zavez jamais vu la pub ou quoi? Toute fille normalement constituée devrait mourir d'envie d'avoir enfin un gloss qui ne chope pas toutes les poussières et des mèches de cheveux entières. Quand on porte des lunettes, ça n'en est encore que plus précieux. Juré.

Donc voilà, comme j'allais chercher les cadeaux-de-fête-des-mères pour ma maman et Belle-Maman, je suis incidemment passée par une droguerie ousqu'on trouve du maquillage à gogo. Chic! Bon, première surprise: la taille du bidule. Petite. C'est un 7 ml, okay et ce n'est sans doute pas beaucoup moins que les autres gloss, mais enfin. Je choisis le "Cassis hydratant" et rentre avec ma trouvaille. Ce qui tombe super-bien, c'est qu'il y a un vent à vous niquer un brushing et comme je dois ressortir faire des courses alimentaires, je décide de glamouriser tout ça avec mon nouveau gloss.

Euh, ouais, j'dois en passer cinq ou six couches pour qu'on voie que j'ai quelque chose sur les lèvres. Un point pour eux, l'appellation "eau de gloss" n'est pas usurpée. A côté de cela, c'est vrai que le gloss n'est pas (trop) collant, mais justement, ça ne fait pas très gloss. N'empêche, c'est discret, ça habille joliment la bouche. Une fois que j'aurai apprécié le confort du non-collage, sûr que je l'adopterai sans réticences.

Test n°2: le mascara mauve d'Innoxa:

Tout d'abord, il faut que je remercie Céline, qui me l'a généreusement offert il y a plus d'un mois. Depuis, paresse ou négligence, je n'avais pas encore eu l'occasion de l'essayer. Erreur réparée ce week-end! Car hier, j'étais habillée très sobre (le bon vieux retour du bon vieux noir/blanc) et je me suis donc dit que s'il ne fallait qu'une touche de folie, ce serait celle-là: du mascara mauve. Je sais, je suis super-folle dans ma vie!

Or, donc, me voilà en train de tartiner mes cils de mascara mauve... et heureusement que je sais que je suis en train d'en mettre. Je ne tente même pas le test "tu vois mon mascara?" auprès de M. Léludemoncoeur, c'est inutile. Mes cils restent tout minuscules et désespérément noirs, me semble-t-il. En désespoir de cause, j'enlève le mauve (sur le coton blanc, avec du démaquillant, ça se voit quand même...) et je reviens au plus traditionnel mascara volume noir. Promis, la prochaine fois, j'essaie le mauve au-dessus du noir. Ptêtre que là, ça donnera quelque chose...

Test n°3: la crème hydratante Garnier avec un tout ptit peu d'autobronzant (en cours):

Ca, ce sera sans doute mon test de la semaine. Après avoir commencé à tricher avec un lait hydratant pour le corps légèrement teinté, j'me suis dit que j'aurais l'air conne avec juste les jambes et les bras bronzés et le visage blafard comme après une cure de 15 jours de cave. J'ai donc profité de la virée susnommée pour m'offrir un Garnier aux huiles d'abricot (si si, c'est marqué!) qui est devenu officiellement depuis hier ma crème hydratante pour le visage. Je ne peux pas encore dire si elle donne des résultats. Faudra pour ça que quelqu'un s'extasie sur ma mine rayonnante genre "rhoooo! tu rentres de vacances, veinarde?!?!". Là, je saurai que c'est gagné et que l'investissement (ouais, moins de 10 euros, mais quand même) valait le coup.




Bon allez, les girlz, à très vite pour de nouveaux tests et pour les résultats des tests en cours!!!