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16 juin 2008

En vacances!


Ca y est, j'étrenne mon vrai premier jour de vacances. Mmmmmmmh! Attendez, j'en profite un brin...





Voilà. Cette année, on ne part pas. Du moins, pas maintenant. Rapport au fait qu'on n'a pas énormément de sous et qu'en plus, on est toujours tous les deux dans la course pour le concours de la chaîne publique belge. Putain, mais tu vas t'ennuyer ferme alors!! se dit la lectrice inquiète.

Du tout, j'ai envie de répondre.

D'abord, parce que j'attends les résultats de la troisième épreuve du concours (c'est pour vendredi, normalement) et que si je réussis, j'ai une épreuve de langue la semaine prochaine. Et hop! une activité à noter dans l'agenda des vacances!

Ensuite, M. Léludemoncoeur doit encore passer cette partie de plaisir (... hem). Et que donc jusqu'à ce qu'il l'ait passé, faut que je me fasse petite comme une souris. Et là, c'est bien parce que ça me laisse plusieurs solutions:

- Soit je regarde des films. Des films. Des films. Et encore des films. C'est pas mal, comme idée, vu que j'ai un retard monstre à rattraper. Et qu'à la limite, je peux en profiter pour louer des films de fille. Pas besoin d'une paire de bras pour se cacher dans les moments violents, je peux chialer à l'aise quand le héros dit à l'héroïne qu'il l'aimera toujours mais qu'il ne peut pas l'épouser (rien qu'à le ré-écrire, j'en pleure), et gonfler mon coeur de bons sentiments pour être protégée contre le monde extérieur mieux qu'avec des Actimel au bifidus quaseïmmunitas avec de l'acide lactique et tout ça. Trop fort.

- Soit je fais des cours de rattrapage d'un autre genre. Rattrapage de repassage, rattrapage de nettoyage, rattrapage de lessive, rattrapage de lavage de vitres. De toutes façons faudra bien que ça se fasse et j'ai quinze jours pour reprendre le dessus, terrasser la poussière et dompter la planche à repasser. L'Indiana Jones des tâches ménagères, c'est moi!

- Soit je pars en amoureux avec M. Léludemoncoeur, histoire qu'on se retrouve ENFIN tous les deux tous seuls, sans devoir penser à un stupide examen ou aux faits-divers. Sans que je l'assomme avec les aventures de Barbie (un jour je vous raconterai ses aventures, vous serez assommées, et vous crierez grâce. Et moi aussi). Sans que le téléphone sonne, ou pleure. Rien que tous les deux. Tous seuls. Ce sera bien.

- Soit je m'organise un championnat de sudoku pour moi toute seule. Oùsque je deviendrais super forte. Ou alors je fais un championnat de Singstar (ouuuuuuh! plus dur, ça!!!).

- Soit je dors. Et je me refais un teint de bébé pour pas un balle.


En fait, je vais faire tout ça en même temps, et un petit peu du reste aussi.

Et je penserai pas au boulot.


Et quand je rentrerai à la rédaction, après le mois de juin, j'aurai un grand sourire et je dirai "mais qu'est-ce que vous m'avez manqué!!" et ce sera un peu vrai.

21 mai 2008

La grève des trains n'a pas eu ma peau

"Ma chérie, je suis désolé mais mardi prochain j'aurais vraiment vraiment vraiment besoin de la voiture. Est-cec que tu pourrais aller au boulot en train?"


Mmmmmh pffffffff. Mmmmmh pffffffff. Il y a un an, il me fallait quatre jours de préparation mentale pour me faire à l'idée que j'allais devoir abandonner ma voiture pour prendre le train.

Brrr, affronter les gens. Risquer d'être assise à côté d'un(e) transpirant(e). Revenir, pour ainsi dire, à ma condition d'étudiante, le sac de voyage en moins. Subir les conversations des quatre copines -forcément un peu stupides- en goguette ("hiiiiiii, on va à la Rue Neeeeeeuuuuuuve!"). Arriver "avec un retard probable de 10 minutes".

Heureusement que c'était gratuit, pour compenser.

Oui, parce que ça me privait quand même d'essayer de pulvériser mon record de 35 minutes de trajet entre le boulot et la maison des parents de M. Léludemoncoeur. Ca m'empêchait de créer à haute voix mes futurs billets blogs. Je ne pouvais plus mettre des talons vertigineux sans avoir atrocement mal aux pieds.


Jusqu'à ces vacances en Sicile, où mes priorités ont changé. Je me suis dit qu'il fallait que moi aussi je contribue à sauver la planète que nous laisserons aux enfants que je n'aurai ptêtre pas (mais pensons à ceux des autres...). Que ce serait débile d'acheter une deuxième voiture quand nous aurions notre chez-nous et qu'on n'aurait plus la voiture des parents de M. Léludemoncoeur à disposition.

Bref, depuis fin septembre, je vais au boulot en train. Je me suis même habituée à la promiscuité forcée de l'heure de pointe, aux discussions terribles des collègues de bureau, au look plus qu'approximatif de gens qui bossent dans des ministères (on peut les rebaptiser en Beaufland?), aux gens qui prennent chaque fois le train à la même heure que moi (sauf que moi ça change tous les jours). Mon train n'a que rarement un vrai retard. J'arrive à ne jamais dormir dans le train (et j'évite donc aux autres le triste spectacle du navetteur endormi-bavant).


Sauf que voilà, la semaine dernière, la SNCB a annoncé une grève des trains de 24 heures, pour hier mardi.


Mmmmmh pffffffff. Mmmmmh pfffffff.



Il m'a fallu quatre jours pour m'y préparer psychologiquement ("brrr, va falloir que je me tape les bouchons/la recherche d'une place de parking dans le quartier surencombré"). J'ai passé tout mon week-end à visualiser l'obstacle.


Mmmmmh pffffffff. Mmmmmmh pfffffff.


Vous aurez compris que si je suis là, c'est que j'ai survécu. Malheureusement, les autres utilisateurs des trains aussi.

20 avril 2008

L'obsession de l'actu

Prenez deux journalistes obnubilés par leur métier. Installez-les dans le même appart (et dans le même lit). Qu'obtenez-vous? Un couple qui parle boulot les 7/8e du temps.

Prenez ces deux journalistes obnubilés par leur métier. Installez-les dans le même appart (et dans le même lit). Faites-leur passer un examen d'entrée dans une chaîne publique belge. Qu'obtenez-vous? Un couple qui se pose des questions (d'actu). Et un appart en bordel intégral. On dirait pas comme ça, mais des journaux éparpillés, c'est un peu la pagaille.

Depuis un mois, vous l'avez deviné, M. Léludemoncoeur et moi révisions notre actu, nos institutions politiques, notre culture générale et encore plein de trucs auxquels on pensait ou pas pour présenter la première étape du concours d'entrée dans la chaîne publique belge francophone. Depuis un mois, nous vivons au gré des questions-réponses que nos cervelles en ébullition pondaient dès le matin. Oui, vous avez bien lu. Dès le petit-déjeuner (on avait instauré la trêve du saut du lit, faut pas déconner, non plus).


M. Léludemoncoeur, ouvrant les hostilités tout en se servant un café: Comment s'appelle le Premier ministre du Kosovo?

Moi, tartinant mon pain grillé de margarine*: Peuh! Facile! Hashim Thaçi! Et le président serbe?
M. Léludemoncoeur: Boris Tadic bien sûr! Mais sais-tu qui vient de remplacer Carla Del Ponte au TPI pour la Yougoslavie à La Haye?
Moi: hun hun, c'est Serge Brammertz, un Belge. Et avant il était rapporteur de l'ONU pour l'assassinat de Rafik Hariri à Beyrouth.

Et vas-y que ça continue à la salle de bain, entre sculptage de coiffure et brossage de dents.

M. Léludemoncoeur, se sculptant la crinière à coup de gel: Et au fait, peux-tu m'expliquer ce que sont les intérêts notionnels?

Moi, me brossant vigoureusement les dents: èunhuéohohic. groumpf qhsdf jbvftyqg

M. Léludemoncoeur: C'est tout à fait ça.


Bref, jusqu'hier, 14h moins cinq, nous avons révisé. Puis nous avons été séparés, dans l'auditoire où nous avions souffert durant tant d'années à l'université. Et puis encore après, on a répondu au test, chacun dans notre coin. En s'faisant des ptits bisous de très loin (j'espère que le gros plein de boutons deux places avant M. Léludemoncoeur n'a pas cru que c'était pour lui). Après avoir répondu à ce truc hyper impressionnant niveau organisation, j'ai rêvé pendant cinq minutes qu'on allait enfin parler d'autre chose.

Puis ont est sortis, et on a commencé à comparer nos réponses, comme à l'unif. "Et là? T'as mis quoi? Nan, mais moins Didier Reynders, je pense bien qu'il a été ministre de l'Economie! Et Jan Fabre? Pfff, j'pensais être sure de mes réponses mais là..."

Puis on est rentrés, et on a filé sur internet. Oui, passque la technologie c'est super bien. Quelques heures à peine après ZI exam', on peut aller comparer ses réponses avec celles de la chaîne. Pfu pfu, on respire un peu, puis on fait le compte.


Putaaaaaaain, on a tout déchiré sa raaaaaaaaaaace! (on peut pas être classe tout le temps, et parfois la joie, ça vous fait perdre la tête)


On a dansé de joie dans le salon (enfin... surtout moi), on a bu du mousseux (enfin... surtout M. Léludemoncoeur), on a "hiiiiiiiiiiiii" (enfin... surtout moi), on s'est fait des bisous de joie (là, c'est quand même tous les deux), on a redansé de joie dans la chambre (c'est encore et toujours moi) puis on s'est endormis.

Et aujourd'hui?



On a commencé à parler de la deuxième épreuve!





*faut pas déconner, j'me tue pas avec du beurre. A bas les mauvaises graisses animales! Berk, pas bon!

** vous aurez remarqué à quel point ce billet est informatif, hein. Vous en prie, c'était avec plaisir.

*** Didier Reynders n'a pas été ministre de l'Economie. Si jamais ça vous tracassait.

09 novembre 2007

Ceux qui m'aiment prendront le train (mais se laveront d'abord les dents)

Je sais, c'est un titre un peu long. Qui me fout la pression pour écrire une mini-tartine, aprce que moins, ce serait ridicule, on se demanderait où est le texte. Ou le titre. Bref, ce serait bête.

Or donc, depuis mon retour de vacances, j'ai décidé de prendre plus régulièrement le train pour aller travailler. Le train, c'est bien! (hey pssst! l'équipe de comm' de la SNCB, vous cherchez quelqu'un qui a le sens de la formule? I'M YOUR MAN!) D'abord parce que ça flatte quelque peu mes sensibilités vertes (les émissions de gaz à effet de serre, c'est pas bien!). J'ai l'impression de participer un peu moins au réchauffement climatique. Bon, c'est vrai, la gare, j'y vais en voiture, mais je vais pas faire 10 kilomètres à pied, d'autant que ça use, ça use...

Deux, le train, c'est bien parce que c'est reposant. Fini d'insulter l'imbéc... l'automobiliste de devant qui a oublié de démarrer alors que le feu est vert depuis AU MOINS trois secondes et demi. Oublié le troud... euh le distrait qui change de bande brusquement devant moi, manquant m'envoyer dans le décor. Résultat: c'est M. Léludemoncoeur qui se prend mes sept ongles (les trois autres ont été rongés sur le trajet) dans le bras, ou dans les yeux, à la moindre réflexion.

Trois, faut bien avouer qu'entre payer et pas payer, j'ai vite fait le calcul: c'est le train gratuit qui est le plus avantageux. Assez en tout cas pour sacrifier un peu de mon temps à la gare, de rentrer plus tard chez moi (pour le moment) et surtout, pour partager mes trajets boulot-dodo avec des dizaines de personnes.

J'avoue quand même que quand je prends le train aux heures de pointe, j'ai tendance à prendre un billet première classe payant-mais-quand-même-pas-trop. Sauf hier où, pleine de bonnes intentions, j'ai choisi d'aller en deuxième classe, avec le "peuple".

Mal m'en a pris. A dix sur des banquettes qui ne peuvent accueillir que huit personnes, on ne peut rien faire d'autre que partager la vie -que dis-je! l'intimité- des gens. Bien sûr, vous savez tous qu'on apprend que Kiki a encore vomi toute la nuit, que le petit ne mange pas bien, que le grand a difficile (ben oui, on est en Belgique...) à l'école, que le mari n'aide quand même pas beaucoup dans les tâches ménagères et qu'il préfère jouer aux cartes, que le patron est un naze et les collègues tous des débiles. On a de la chance quand le portable ne sonne pas et qu'on n'a pas droit une deuxième fois à toute l'histoire.

Mais hier matin, ce qui m'a le plus gênée, c'est l'odeur. Parce que promiscuité rime aussi avec mauvaises odeurs (si! si! cherchez bien!). Et je n'exagère pas quand je parle de véritable intimité. Parce que l'odeur dégoûtante, hier, c'était celle de la première haleine du matin. Vous voyez? Celle qui vous donne envie de vous enfuir du lit sitôt éveillée pour 1. aller vite vite se rafraîchir les quenottes histoire de garder un peu plus longtemps notre image de sex-symbol puis 2. aller s'extasier devant M. Léludenotrecoeur qui s'éveille et qui, dans un grand bâillement, nous exhale une haleine toute pourrie (mais-c'est-pas-grave-parce-qu'on-l'aiiiiiiiiiiiime).

Reprenons. Mon haleine, ok, cinq minutes au réveil, puis zou! Café et brossage de dents. Celle de M. Léludemoncoeur... aussi. Mais celle de trois inconnus dans le train, là je dis stop!!! Comment expliquer que ces gens se soient levés, se soient habillés, aient peut-être bu du café, mais aient toujours une haleine de chacal au saut du lit???

Promis, la prochaine fois que je prends le train, je fais une provision de Frisk!!

24 mai 2007

Message perso d'inintérêt général

Chère C., collègue de moi,

Je te prierai désormais de garder tes cochonneries pour toi, surtout vers midi, à l'heure où je commence juste à saliver à l'idée du succulent sandwich (hem...) aux boulettes que je vais aller chercher. Encore plus quand je n'ai mangé qu'une seule tartine le matin. Tu veux avoir mon Auschwitzisation sur la conscience ou quoi???

Bien à toi zé sans rancune,

Sophie-qui-n'a-plus-faim-(ou-alors-juste-un-ptit-peu)


(Ami Lecteur, j'aurais voulu participer à ton édification et à ta culturation, mais impossible d'enregistrer la photo sur mon pc. Je n'aurai donc pas ta mort par inanition sur la conscience, c'est déjà ça de gagné!)

(re, et juste pour toi, Ami Lecteur, une illustration lambda et soft des cochonneries, à savoir les pieds bandés en Chine... Mais l'original était plus gore que ça, promis...)

18 mai 2007

"Passez-moi un journaliste, s'il vous plaît!"

La nouvelle devrait me faire plaisir, à juste deux semaines de mon anniversaire. Mais bizarrement, cela m'énerve. Tout à l'heure, coup de téléphone sur le téléphone du sous-Boss (absent). Je prends:

Moi: Allô?

M. Lattachédepresse: Ui, bonjour, M. Lattachédepresse de M. Levicepremierministre. J'aurais voulu parler à un journaliste du service politique.

Moi: désolée, ça ne va pas être possible, il n'y a encore personne...

M. Lattachédepresse: ah! c'est ennuyeux, j'aurais vraiment voulu parler à un journaliste...

Moi: vous avez essayé de téléphoner à A. (journaliste bien connue pour ses sympathies -pardon! ses contacts- avec le parti) sur son téléphone portable?

M. Lattachédepresse: oui, mais elle l'a coupé. En fait, M. Levicepremierministre voudrait réagir sur la formation du gouvernement français et sur la démission de Paul Wolfowitz à la Banque Mondiale.

Moi dans mon moi-même: euh ouais, enfin, on s'en tamponne de son avis...

Moi en vrai: eh bien écoutez, il n'y a vraiment personne, mais je vais chercher de quoi écrire, et je recueille la réaction moi-même, ce n'est pas un problème!

M. Lattachédepresse: Vous êtes journaliste politique?

Moi: euh non, pas précisément...

M. Lattachédepresse: C'est que ce sont des matières très pointues et je ne sais pas...

Moi dans mon moi-même: si je sais écrire ou quoi? C'est quand même pas chinois de recueillir une réaction d'un type habitué à parler aux médias!!! Ca se saurait, sinon!!!

Moi: vous savez, je suis aussi l'actualité internationale d'assez près... je ne pense pas que cela posera problème.

M. Lattachédepresse: hmmmm. C'est quoi, votre nom? Où M. Levicepremierministre peut-il vous joindre?

Moi: Sophie. 02/.......

M. Lattachédepresse: Bien, il vous rappelle très vite.







Une bonne heure plus tard, M. Levicepremierministre n'a pas encore appelé, mais soit! Le premier journaliste politique pointe le bout de son nez.

Moi: Hey! Salut! Tiens il fallait que je te dise que j'attends le coup de fil de M. Levicepremierministre...

Lui: oui, je sais. Son attaché de presse m'a téléphoné et j'attends son coup de fil aussi. M. Lattachédepresse m'a dit en effet qu'il était tombé sur quelqu'un de très jeune la première fois qu'il a téléphoné à la rédaction et il s'est dit qu'il allait téléphoner à quelqu'un de plus expérimenté.

Moi: ... ... ... J'ai une voix de stagiaire ou quoi???

Oui, ami lecteur, tu l'auras compris, j'ai la rage, la gniak, je suis total vénèr. Car j'ai l'impression que JAMAIS on ne m'a dit que je faisais jeune au téléphone (on me confond d'ailleurs souvent avec ma mère, quand on nous connaît toutes les deux...). Pire, on ne m'a jamais fait sentir que j'étais jeune au point de faire inexpérimentée... Okay, j'ai pas des milliers d'heures de journalisme au compteur (quoique...), mais de là à pas pouvoir noter ce qu'un politique raconte... gasp!

J'attends désormais la fois où on me dira "ton papa le rédacteur en chef n'est pas là?"

17 mai 2007

La fille qui voulait vraiment travailler

Je crois que je n'ai jamais hurlé de rage comme ça en ouvrant le document excel avec mon horaire de la semaine prochaine. D'habitude, je suis tout au plus contente/légèrement surprise/un petit peu contrariée par l'horaire de la semaine suivante, mais je digère assez vite l'information.

Là, non, je rage. Déjà, je bosse le week-end prochain (ça, je l'avais demandé), mais celui qui fait les horaires m'a collé un 15h-23h le samedi!!! Inutile de dire que c'est la première fois que je fais ça de ma vie et que j'échangerais volontiers un 15h-23h contre trois 6h-14h d'affilée... Mais bon, soit, il faudra sans doute passer par là. Et il fallait certainement répartir équitablement les horaires de merde entre tous ceux qui travaillent ce long week-end de trois jours.

Mais le sommet, c'est quand j'ai vu que je récupère un de mes jours de week-end... vendredi prochain. Mais je l'ai pas demandé, çui-là!!! J'avais demandé le vendredi d'après, celui de mon anniversaire, histoire d'être tranquille-peinarde et de pas devoir travailler le jour de mes 25 ans (et de pouvoir rester sous la couette à pleurer sur mes jeunes années qui foutent le camp, ouais, aussi).

C'est donc totalement surréaliste, mais j'ai envoyé un chtit mail à celui qui fait les horaires pour lui dire "euh, dis, je voudrais VRAIMENT travailler vendredi. Ya pas moyen?? alleeeeeeez, dis oui!!"

Le monde à l'envers, je vous le dis!

"Salut! J'suis la nouvelle!"

Au boulot, je suis plutôt sociable. Ca veut dire que je papote beaucoup, et un peu avec tout le monde. Et ça, depuis le début. Ca vient sans doute de ma volonté obsessionnelle de tout maîtriser et de faire oublier, très vite, que je suis "la ptite nouvelle".

Au bout de quinze jours, je connaissais donc déjà les initiales de tout le monde (oui, on signe par nos initiales); je savais repérer les "qui-ne-font-rien-mais-font-bien-semblant", les "qui-gèrent-tout-tous-seuls", les "chiants-à-traduire" (les CHAT, uniquement valable pour les Flamands), les "sympas-comme-ça-mais-faut-s'en-méfier", bref toute la vie de la rédaction. Faut dire, j'ai été super bien coachée par les deux "anciens nouveaux", trop heureux de nous refiler l'étiquette (c'est pas un "nous" majestatif, hein!, on était quand même trois). Bref, très vite, je me suis sentie comme un poisson dans son bocal: à l'aise et connaissant tous les coins ;-)

Là, depuis un mois, ya un nouveau nouveau. Jeune aussi, bosseur, sympa. Mais ça, personne ne le sait, car il ne dit en gros bonjour qu'aux gens qu'il connaît. Soit les gens (genre les curieuses comme Flo et moi ;-) ) qui sont allés lui parler histoire de faire connaissance.

Or, il faut savoir qu'il y a une tradition presque sacrée, c'est celle que j'appelle "la joyeuse entrée". La personne fait le tour de la rédaction pour dire bonjour à tout le monde et signaler implicitement qu'elle est arrivée et prête à travailler. Pour un nouveau, cette tradition est encore plus cruciale, parce qu'elle permet d'imprimer sa tête dans celle des autres (vous suivez?), de nouer des contacts avec les collègues et de repérer qui est qui. Las! Le nouveau est vraiment réticent à cette tradition, malgré nos appels du pied (trop?) discrets.

Comme si Flair avait senti ces tracas, le mag' sort cette semaine un article sur les dix erreurs à ne pas commettre dans un nouveau boulot! Erreur n°3? "Je n'aime pas me faire remarquer". Erreur n°4? "Les relations, ça ne m'intéresse pas". Ahaaaaah! Où on explique qu'il vaut mieux ne pas rester planqué(e) devant son pc mais au contraire aller vers les collègues et poser des questions.

Depuis hier, j'hésite à lui faire lire l'article. Mais ça serait quand même trop peu subtil... Des solutions?

14 mai 2007

FS1675, c'est moi!

Ouep, on est parfois peu de choses. On se réduit parfois à un numéro. Mais là, je vais vous dire, ça fait plaisir.

Parce que oui, là, maintenant, je suis officiellement journaliste stagiaire, inscrite à l'association des journalistes de Belgique.


Sauf que dans deux mois, je peux prétendre au titre de journaliste professionnelle. Je sais, ça pète.


Bon, allez, les loulous, j'vous laisse, j'vais faire un tour gratos en bus (ouais, trop fun!!!)

06 mai 2007

L'élection comme si j'y étais

Cette fois, c'est moi qui m'y colle. L'élection présidentielle, le retour, c'est pour moi. C'est à moi qu'il reviendra, juste après 18h00, de diffuser la bonne (ou moins bonne) nouvelle de ce grand jeu "qui veut devenir président?". En Belgique, du moins.

J'avoue, je stresse un peu. Vais-je être à la hauteur? Être assez réactive? Parce que là, c'est un saut dans le demi-inconnu.

Bon, allez, plus qu'une heure et demie, et on saura qui a gagné...

Peut-être des news sur ce blog très vite après...


edit: Sarko serait en tête avec 53 à 55% des voix...

05 mai 2007

Miss Langue de Pute

Ouais, c'est moi. Du moins d'après le collègue le plus langue de pute de la rédac. Hier, il m'a fait ce qu'il a sans doute considéré comme le compliment suprême: il m'a dit que je suis fin prête à intégrer son service, le plus langue de pute de toute l'agence. Damn!


Flash back: hier midi, on mange en terrasse, on discute de tout et de tout le monde d'un ton badin et léger. Okay, ya quelques piques qui sortent, mais franchement, quand même pas de quoi en faire un camembert. Lui arrive, rajoute son kilo de sel, puis après une de mes réflexions, me lance un "bon, et bien je crois que tu es mûre pour venir travailler avec nous au online!". Ca m'a coupé la chique et je me suis pris une sacrée douche de glaçons, d'un coup. Fin de la récré.

C'est vrai que je suis parfois un peu corrosive, mais je ne le fais jamais méchamment ou pour nuir à quelqu'un. Je ne veux pas m'ériger en Sainte-Nitouche du potin, comprenez-moi bien, mais généralement, je dis les conneries qui me passent par la tête et qui me font rire sur le moment.

Notez, j'ai essayé de ne plus potiner ni de parler des gens. J'en ai même parfois ressenti une forme de satisfaction vertueuse quand je gardais pour moi une réflexion pas super utile à la sauvegarde de l'univers. Mais parfois, ça fait tellement du bien de rigoler un peu avec les copines. Au dépend des autres.

Attention, je ne suis pas misanthrope, j'aime les gens (j'peux devenir présidente de la république?) et je m'entends plutôt bien avec tout mes collègues. Je ne suis jalouse de personne et je ne suis pas particulièrement frustrée par rapport à ma situation actuelle. Bref, je ne me sens pas trop mal dans ma peau. Ce qui n'est pas le cas, d'après les échos que j'en ai, de la bande des Langues de Pute que je pourrais soi-disant intégrer...

Alors je voulais faire passer un message, publiquement: F. (préservons son anonymat), je voulais te remercier; tu m'as prouvé par l'absurde et le négatif que je me conduis mal et que je ferais mieux d'arrêter mes analyses acérées des personnages de la rédaction. Dès à présent, promis, plus aucune pique ne franchira la frontière de mes lèvres, dussé-je en garder des tics nerveux.



Parce que franchement, plutôt mourir que d'intégrer votre club des aigris!

03 mai 2007

Grève du titre!

Je suis un cafard, une misérable mouche, la lie de la pire nullité de la Terre entière. Trop nulle. Pas assez compétente.


A chaque remarque c'est pareil. Un avis négatif sur mon travail et je plonge dans le désespoir le plus crasse et le plus collant, genre le boulet qui vous suit jusqu'à la fin de la journée et qui vous susurre "tu aurais mieux fait d'être caissière au GB! Ca au moins tu sais le faire..."

Ici, c'est une remarque sur une dépêche qui a tout déclenché. Le problème? J'ai mixé trois dépêches en une et j'ai gardé le titre de la moins pertinente des trois. La réaction n'a pas (trop) tardé: un mail comme seul le sous-boss peut en écrire, sec et un peu condescendant pour me dire que franchement c'était moyen, voire nul, et que la chaîne publique, elle, avait bien mis en valeur l'info principale.

Depuis deux heures, les chauve-souris me tournicotent dans la tête, je broie du noir et je me morigène: "pauvre cruche, comment peux-tu être aussi bête???"

Pourtant je sais que je fais du bon travail. Que je n'ai que rarement fait des bourdes, et encore, rien de mortel. Qu'en général, je gère bien. Mais le problème, c'est que les rares feed-back que j'en reçois sont à 95% négatifs et critiques.

J'vous dis pas ma surprise la semaine dernière quand le rédac' chef m'a lancé des fleurs à pouvoir en constituer un bouquet... Premier retour positif depuis... je ne sais plus quand.

Le pire, c'est que chaque critique me ronge un peu plus l'estomac, et que j'aurai bientôt un ulcère tellement énorme que j'en deviendrai un cas d'étude. A chaque fois que je prends une remarque, je regrette de m'être inscrite au fitness.


Parce que OUI, j'aurais dû faire de la boxe: ya des défoulements qu'on ne devrait pas se refuser...


(C'est quoi, à vous, vos trucs pour garder une confiance en soi bien gonflée genre insubmersible?)

27 avril 2007

Où il est question de marge de progression

Mercredi n'a pas été QUE négatif. Bon ok, ya eu plein de trucs chiants. Mais ya eu une nouvelle vachement bonne. Allez, je vous explique.


Je passerai donc sur la conférence de presse méga intéressante, mais dont une Flamande avait déjà donné toute la sève deux jours avant (sans rien me dire évidemment). Je passe aussi sur le séminaire d'entreprise où on est mortes de chaud et de rire au moins cinq fois avec Flo (les miracles qu'on peut faire avec un carnet de notes et un bic, c'est extraordinaire... ;-) ).

J'en arrive à la fin d'après-midi et j'espère que vous êtes pas trop décoiffés par l'accéléré de ma journée. A un moment, Ze Boss vient me trouver: "Sophie, tu as dix minutes?". Faut que je vous dise, la dernière fois que je l'ai entendu dire ça à quelqu'un, la fille est revenue vingt minutes après nous dire au revoir définitivement. C'était la semaine dernière... Donc là, c'était mon heure du jugement. Les signaux avaient beau être positifs, j'en menais pas énormément large.

Il m'a d'abord offert une eau pétillante en signe de paix et ça c'est une bonne nouvelle, parce que c'est vrai que j'adore l'eau pétillante. Mais soit. Là, il a sorti les grands discours genre "blablabla, ton contrat arrive à échéance lundi prochain et blablabla"


Moi dans mon moi intérieur: "Ah bon? déjà? Ouh que le temps passe vite... Lundi prochain, zêtes sûr? Brrr, m'en étais pas rendu compte!"

ZB: "Tes compétences ne sont certainement pas remises en cause: on voit que tu as déjà été journaliste et que tu n'hésites pas à aller chercher l'info."

Moi: "oui, c'est vrai, je me donne parfois l'impression d'être un pitbull...." (oui, j'ai VRAIMENT dit ça, mais si on veut être honnête, il faut rajouter des rires préenregistrés à la fin, comme à chaque fois que je fais une blague con).

ZB: "Mais ce qui est intéressant, c'est que tu as encore une marge de progression, pas comme *** que nous avons virée (grossièrement, NDA) la semaine passée. Une marge de progression chez nous, mais aussi en-dehors."

Moi dans mon moi-même intérieur: "il me met la pommade pour mieux... là non?"

ZB: "La pratique maison, c'est de donner deux contrats à durée déterminée avant d'engager définitivement... Tu vas donc resigner pour un an. C'est pas un piège, tu sais!"

Moi: "euh... merci!"

MDMMMI: "yessssssss!!!! OUFFFFFFFF!YOUPIIIIIIIE!!!! (ouais, fallait plus trop m'en demander, là...)

Okay, c'était pas vraiment une surprise. Il aurait fallu un sacré revirement de situation pour que mon contrat ne soit pas prolongé. Ce qui me fait plaisir, c'est qu'on va pouvoir continuer la colonisation fillesque à la rédac', qu'on continuera à rigoler hystériquement à chaque nouvelle paire de chaussures ou chaque nouveau potin. Et que je vais continuer à travailler avec elle et elle.

La plus jolie surprise, c'est le soir que je l'ai eue. Quand je suis rentrée, M. Léludemoncoeur avait préparé le dîner (ce qui, en soi, n'est pas méga surprenant), mais en allant faire les courses, il avait aussi acheté mon champagne préféré, mais dans un millésime que je n'avais pas encore goûté.

Genre Duval-Leroy Blanc de Chardonnay année 2000, que je rêvais d'étrenner pour une occasion spéciale.


A votre santé!

18 avril 2007

Du sport, du sport, du sport, du sport!!

Pour gagner ma guerre contre les kilos (voir post en dessous), rien de tel que de faire du sport. C'est vrai, puisque tous les mag féminins (et Meight Matchers (tm) ) le disent. D'ailleurs, j'ai décidé de m'y mettre moi aussi. Depuis au moins six mois.

Au début de l'année scolaire, j'ai repris la danse moderne, ce qui me permettait déjà de me défouler. La prof combinait des exercices de fitness et une chorégraphie, un cocktail idéal pour se remuscler en douceur.

Oui mais voilà, après, j'ai été engagée à Bruxelles (oh shit!) et les cours du lundi soir n'étaient donc plus suivables (ouh le joli mot!). Bref, bye bye le sport et la remusculation. Je suis retombée dans mon néant sportif, où mon seul effort physique consistait à zapper en cadence. J'ai atteint les sommets de la moulitude, je le confesse.

Pas loin de chez M. Léludemoncoeur, il y a une salle de sport, où l'abonnement mensuel est à un prix défiant toute concurrence. Depuis des mois, je me dis que je vais pousser la porte du centre, aller me renseigner puis m'inscrire. Je l'ai tellement annoncé et réannoncé que mes collègues accueillent avec un petit sourire sceptique toute nouvelle hypothèse de tentative.

Je n'y peux rien, je fais un blocage psychologique. Déjà, je n'ai jamais supporté de mettre des baskets et PIRE, de me balader en baskets. La simple idée que quelqu'un puisse me voir chaussée de telles horreurs m'insupporte. Plutôt embêtant quand on veut faire du sport. J'ai aussi un problème avec les trainings, que j'arrive à surmonter plus ou moins depuis que j'ai acheté un joli pantalon de sport blanc et rose. Mais la phobie du training, dans la région du "Minghia pè en Tacchini-casquette", c'est aussi plutôt embêtant. Passons.

Je ne peux pas m'empêcher d'imaginer que cette salle regorge de poules toutes plus musclées, peroxydées et bronzées les unes que les autres; que personne là-bas n'a de kilos à perdre; que tout le monde est "fit en gezond"; que j'aurai l'air d'un OCNI (objet courant non identifié) à suer au bout de cinq cents mètres sur mon tapis roulant.

Flo m'a assuré que dans la réalité, les salles de sport sont remplies de grosses suant à grosses gouttes pour perdre leur graisse, de mous du bulbe qui effectivement sont là pour cultiver leurs muscles, mais certainement pas de pétasses super en forme(s) et super bronzées qui te regardent de haut en bas parce que t'as quatre kilos (ou cinq) à perdre. Comme elle y va à Anderlecht, j'me dis que ça doit pas être très différent dans ma province. Mais malgré tout, ça bloque.

Et c'est là que l'information suprême est tombée hier: l'agence va aménager une salle de sport!! Avec des appareils de fitness. Ca c'est une idée qu'elle est bonne!! Bon, peut-être que je ne pourrai pas en profiter, parce que, à quinze jours de la fin de mon contrat, je n'ai toujours pas reçu de confirmation officielle qu'il sera prolongé. Mais si ça se fait... youhouuuuuuuu!

Reste à savoir si j'oserai me mettre en vêtements de sport devant mes collègues. Ca va me demander un travail sur moi.





Finalement, ça va peut-être être le déclic que j'attendais pour aller m'inscrire à la salle près de chez M. Léludemoncoeur... Qui a dit versatile?

17 avril 2007

Mettra? Mettra pas?

Le dilemme du mardi matin: vais-je oser les mocassins dorés pour aller au boulot?


Pour: ça casse un peu le total look bleu que j'affichais hier

Contre: est-ce que mon boss aime le doré?

Pour: une de mes collègues (flamandes) ose bien les chaussures rouges

Contre: oui, mais tous les francophones se foutent de sa gueule ("c'est quoi ces chaussures de bourrin?")






Heureusement que je ne bosse qu'à treize heures...

13 avril 2007

Le jour où j'ai vécu ma mort sociale

L'autre jour, j'ai vécu une expérience socialement traumatisante. Je vous ai déjà parlé des toilettes de l'agence, où on n'est jamais vraiment coupé du monde, et surtout de son voisin. Je vous ai dit ma répugnance pour cet endroit lorsqu'il est occupé.

La semaine dernière, je devais m'y rendre et je le faisais le plus discrètement possible. Au moment où je franchis la porte, celle qui signifie deux chose, soit que tu fumes -un vice que je n'ai pas- soit que tu vas faire pipi, je remarque une autre fille de l'agence qui se dirige d'un pas résolu vers le même endroit que moi.

Horreur et damnation! Je ne pouvais décemment pas faire marche arrière au risque de lui faire croire qu'elle est absolument repoussante ou totalement insupportable. Je ne suis pas comme ça, moi. Bref, je prends sur moi et je m'enferme dans mon box (si ya bien quelque chose que je détesterais, c'est les discussions autour du lavabo).

Mais là, évidemment, pas question de m'assoir et de faire pipi, puisque je mourrais plutôt que de savoir que quelqu'un m'entend. Mais la personne à côté non plus n'a pas l'air de s'y mettre. La mort dans l'âme, il faut bien que je m'exécute.

Sauf que moi, je ne sais pas faire pipi discrètement. Le ptit ruisseau chantant, très peu pour moi. Bref, j'ai été au supplice le temps que ma mort sociale achève son oeuvre.

J'ai attendu que l'autre soit partie pour sortir de mon box en catimini. Et pendant trois jours, je n'ai plus osé croiser son regard. Alors qu'en fait, sans doute, elle s'en fout total.





Faudrait que je me retape l'intégrale d'Ally McBeal pour apprendre à me comporter de façon cool aux toilettes...


Et vous, c'est quoi vos plus grandes hontes sociales?

10 avril 2007

Program of the week

Juste parce que je commence la semaine en mode autistique et que je ne me suis jamais autant amusée qu'en faisant des listes, voici un aperçu de ma semaine:


- Ce soir, je mange avec une copine avec qui j'ai plus papoté depuis très trèèèèèèèès longtemps (va nous falloir plus qu'un repas pour rattraper notre retard, j'en ai peur... ;) )

- Mais quand même, faut pas que je papote trop, parce que demain matin, c'est debout aux aurores, et même avant. Je fais en effet mon premier 6h-14h! Ce qui veut dire debout avant 5h, histoire d'avoir un oeil ouvert quand je pars, à 5h20... Un jour je vous expliquerai pourquoi cette nouvelle me ravit...

- A quatorze heures, mes instincts de carpette/crêpe se battront avec ceux d'acheteuse/shoppeuse compulsive. Car oui, mes dernières pulsions fashion à peine assouvies, je me remets en chasse: il faut que je trouve une petite veste (en jean's ou pas, mais un ptit manteau d'été). Donc, si je suis pas trop "creved", je referai une petite séance shopping. Sinon, j'irai m'affaler au soleil dans le jardin, et je dormirai en prenant des coups de soleil. Le bonheur!

- Demain soir, rebelote sortie, cette fois avec les collègues et Monsieur Léludemoncoeur. Oui, le même qui, il y a deux jours, l'air tout abattu, me disait "tu me laisses toujours tout seul, le soir, parce que tu sors toujours avec tes copines...". Cette fois c'est dit, je l'emmène avec moi.

Je ne sais pas jusqu'à quelle heure on tiendra, mais ce qui est bien, c'est que le lendemain, je peux faire grasse mat' (je commence à 14h... hihi). Sans doute, je mettrai ma nouvelle jupe et mes nouvelles chaussures (hiiiiiii).

Pfiou! Avec tout ça, ya qu'une chose à dire... Vivement le week-end!!!!!

30 mars 2007

Mon blog se paie un lifting

C'est pas que j'ai rien à faire au boulot (au contraire, même, j'ai cent cinquante mille trucs à traduire), mais je pars ENFIN à la découverte des fonctionnalités de mon blog...

Il est temps, au bout de deux ans!! Ouais, je suis une sacrée feignasse, et puis le design précédent de mon blog me plaisait bien aussi. Mais, il faut l'avouer, ce n'était quand même pas top top pour les yeux et à presque vingt-cinq ans, je me dois d'y penser!

Bref, comme à chaque fois que je découvre un truc, je suis dessus pendant des heures, au détriment de ma dextérité légendaire en traduction. Faut que je me grouille, ce serait bien de battre mon record de 5 traductions en 1h15!


PS: le fait que j'aie inscrit mon blog sur "nuage de filles" doit jouer aussi dans ma frénésie de lifting. Bientôt, j'ajouterai des pubs et je deviendrai super riche MUHAHAHAHAHAHA (rire diabolique)


PPS: si ça me paie déjà une paire de pompes chez New Look, ce serait pas mal... ;-)


PPPS: n'hésitez pas non plus à laisser un chtit message pour dire ce que vous en pensez, j'vous fais confiance pour ça! ;-)

26 mars 2007

C'est reparti pour un tour!

Je n'ai encore rien signé, même pas eu de confirmation de la part du Boss, mais je crois que mon contrat va être renouvelé! Ce qui me fait dire ça? J'ai eu un "cours de dépêche" aujourd'hui!

Visiblement, c'est devenu l'habitude de la maison, de présenter aux jeunes journalistes une forme de gourou de la dépêche. Il s'agit en fait d'un ancien journaliste de la RTBF radio, disponible pour relire des dépêches et dire ce qu'il en pense. Il n'a, selon ses propres dires et ceux du Boss, qu'un rôle de consultant, d'aide. Mais il y aura un feed-back régulier.

La bonne nouvelle, c'est que le prochain rendez-vous avec lui, c'est au minimum à la mi-mai. Or bon, mon contrat se termine en avril. Pourquoi aurait-on pris la peine de me le faire rencontrer si c'était pas pour me garder, hein?

06 mars 2007

La toilette préférée des femmes

C'est celle près de la fenêtre. Du moins à l'agence. Il faut que je vous explique un peu la configuration des lieux (et en avant pour un post d'utilité publique!!! ;) ).

La rédaction compte deux toilettes pour les femmes (du côté des mecs, j'suis jamais allée inspecter...) au même étage que la newsroom (parlons branché!). Après quatre mois de bons et loyaux services, je crois pouvoir déduire lequel des deux ptits coins est le plus prisé.

Et sans conteste, la palme de la fréquentation revient au wc près de la fenêtre! En fait, c'est normal. C'est le seul endroit d'où on peut plus ou moins voir quel temps il fait sans avoir à sortir et où on peut avoir une petite impression d'évasion-même-si-c'est-pour-de-faux. Tenez, moi, par exemple, le jour où il a neigé à Bruxelles, je l'ai vu grâce à un détour par la toilette!

Généralement, les filles se suivent dans ce ptit box. Faut dire que c'est plus ou moins le seul atout de cette toilette. Bon ok, elle est propre, aussi ('est plutôt un bon point), mais sinon, il s'agit vraiment de 'box'. Les deux toilettes sont séparées par des cloisons qui ne descendent pas jusque par terre. Autant dire qu'elles ne font que protéger la pudeur physique des filles en besoin.


Parce que je sais pas vous, mais moi, j'déteste qu'on m'entende quand je suis à la toilette. Imaginez alors le supplice quand, mue par un besoin pressant, je me précipite au 'box', et qu'un des deux loquets est déjà rouge... Damned! Là, ma course vire au ralenti genre 3000 images par seconde et je retarde le moment fatidique le plus possible. Super pour la gymnastique pelvienne (salut aux jeunes mamans), moins pour la grimace qui me tord le visage à chaque fois. Heureusement, j'suis toujours toute seule dans ce genre de box.

Dans ces moments-là, je ne peux pas m'empêcher de penser à ces Japonais qu'Amélie Nothomb décrit si bien dans 'Stupeur et Tremblement' ou à la sublime discussion de Carrie, Charlotte, Samantha et Miranda dans Sex and the City quand elles se demandent à partir de quel stade de la relation elles peuvent "se laisser aller" chez leur mec. J'en suis à me poser la question, pour le boulot.

Quand j'ai VRAIMENT envie, ou besoin, de tranquillité, je descends jusqu'au niveau un, le seul endroit où la toilette est une vraie "pièce" fermée (et où donc l'isolation est un peu meilleure, de même que, fatalement, l'intimité). Jusqu'il y a peu, c'était l'endroit le plus tranquille du monde, à peine squatté par la réceptionniste ou quelqu'un de l'audio.

Mais depuis qu'ils ont eu la lumineuse idée de descendre tout le pôle multimédia et de renforcer la rédaction télé, cette toilette est devenue plus courue que le Manneken Pis, ou presque. Il faut vraiment avoir un bol de cocu pour tomber à un moment où il n'y a personne.

Et jusqu'à présent -touchons du bois!- j'ai chaque fois dû me rabattre sur la toilette... pour handicapés!

Serait-ce là que se révèle finalement la vraie condition des gens?