Affichage des articles dont le libellé est Les livres de Sophie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Les livres de Sophie. Afficher tous les articles

25 juillet 2008

Les tribulations d'une (ex)caissière

Lundi, j'ai lu Les tribulations d'une caissière, d'Anna Sam. Je ne vous mentirai pas, ce livre parle de l'expérience d'une caissière. Une de grand magasin. Si si! Et ne me remerciez pas de vous avoir évité l'angoisse du "est-ce vraiment d'une caissière de grand magasin qu'il s'agit? Essaie-t-on de nous tromper sur la marchandise?" Non. Personne ne cherche donc à vous faire prendre une femme de ménage pour une caissière. Enfin, pas immédiatement.

J'avais entendu parler de ce livre il y a quelques mois dans Le Soir. On y parlait de cette caissière Bac+5 qui tenait un blog pour raconter ses (més)aventures et qui venait de publier un livre en reprenant la "crème de la crème".

Pourquoi j'ai aimé

Parce que pendant quelques années, j'ai moi aussi été une "caissière du dimanche". Heureusement pour moi, je n'ai pas dû passer ensuite par la case "caissière faute de mieux" qui transforme la vie en un enfer de "bips". Mais en scannant toutes les histoires d'Anna, j'ai revécu une bonne partie de mes dimanches. Des barakis (c'est comme ça qu'on dit, chez nous) qui attendaient la levée du rideau de fer à 8h45 (un dimanche!!!) au type bedonnant en marcel qui venait chercher son carton de 24 carapils (bière cheap), en passant par les bourges qui te donnent un billet de 500 euros pour payer leurs courses du mois ou les ptits vieux qui ont besoin de causer, je les ai tous revus. J'ai ri à l'évocation de certaines situations, frémi à d'autres. Je me suis rendu compte, si besoin en était, que je ne fais pas mes courses de la même façon que le client "lambda", sachant ce que ça fait d'être de l'autre côté de la caisse.

Jamais je ne dirai "Ah! c'est gratuit!" quand un article ne passe pas, sachant que la caissière, à force d'entendre cette réplique spirituelle (?) à longueur de journée, aurait bien envie de m'en envoyer une dans la gueule. Jamais je ne téléphone en passant à la caisse. Toujours, je dis bonjour, merci, au revoir et bonne journée/bon week-end/bon dimanche (voire bon courage quand elle a l'air exténuée) parce que je sais que c'est un humain.


Pourquoi je vous le conseille

Parce que, que vous ayez vous zaussi eu une expérience comme caissière (on en sort plus savant qu'avant) ou pas, c'est un livre riche en enseignements. La prochaine fois que vous irez au supermarché, vous respirerez à deux fois avant de vous dire que cette grosse vach... cette brave fille avance quand même lentement et que vous avez EVIDEMMENT encore choisi la file la plus lente. Vous vous direz que des cons énervés, elle en a déjà vu au moins 30, et qu'elle en verra encore 30 autres avant de rentrer chez elle en essayant de se convaincre que le monde n'est pas plus agressif qu'avant (et qu'elle ne fait pas un boulot pourri). En arrivant devant elle, vous ferez un effort pour sourire en disant que non, vous n'avez pas la carte attrape-nigauds du magasin (ou alors vous pouvez dire oui, si vous l'avez, mais vous risquez de perdre votre sourire en sachant que vous faites partie des nigauds. Fin soit, on s'égare, je referme la parenthèse) Voilà.

Deuxième bonne raison, c'est une blogueuse publiée! Et ça, ça flatte quand même secrètement nos rêves de gloire et de reconnaissance, non?


Je vous dirai aussi que je me suis délectée d'"Une Gourmandise", de Muriel Barbery. J'ai goûté chacune de ses descriptions culinaires, imaginant les yeux ouverts tous les délices qu'elle partage. J'aurai certainement l'occasion de revenir sur ses deux romans. Je me réserve le temps de bien en parler :-)

Et vous? Qu'avez-vous mis comme découvertes littéraires dans vos caddies ces temps-ci? Vous souriez à la caissière, en général?

30 mai 2007

My tribute to une grande Sophie

Aujourd'hui, je voudrais rendre hommage à une toute grande Sophie (j'ai pas dit LA grande Sophie). Une muse, une maîtresse à penser: Sophie Rostopchine.

Inutile, Ami Lecteur, de lancer un regard perplexe à ton lapin en peluche ou à la moule lobotomisée qui te sert d'animal de compagnie. Parce que toi aussi, si tu es un peu culturé, tu connais Sophie Rostopchine. Mais siiii! La Comtesse de Ségur, ça ne te dit rien?


Là, si tu as un minimum de culture et de logique, Ami Lecteur, les petits rouages à l'intérieur de ton crâne se mettent tout doucement en marche. Haaaaaaan! C'est pour ça, les Bonheurs de Sophie... C'est cela, tu commences à comprendre.

Note, je n'ai pas été submergée par l'originalité le jour où j'ai choisi le nom de mon blog, je le concède. Des bonheurs de Sophie, sur le net, yen a dix mille. bonheursdesophie.net, bonheursdesophie.com, sans compter que chaque fournisseur de blog en héberge au moins un. C'est nul, et pas original. Mais j'assume! Parce que ça m'est venu naturellement. Comme une revanche sur la vie.

Car oui, j'en ai bouffé, du Comtesse de Ségur. Pas un anniversaire, pas une fête de Noël sans que je reçoive un exemplaire des Malheurs de Sophie. Mon carnet de poésie est rempli de dessins des Petites Filles Modèles... Je ne sais pas si vous les avez lus, les Malheurs de Sophie, mais sérieux, ya de quoi vous démolir mentalement. Parce que la Sophie en question n'est pas un agneau pris dans un orage, c'est une sale petite peste qui ne fait que des bêtises et qui se fait battre par ses parents en représailles...

Qu'importe! Les livres de la Comtesse de Ségur ont bercé toute mon enfance. C'est avec eux que j'ai appris à lire. Que j'ai commencé à rêver aussi. Je voyageais en Russie avec le Général Dourakine, je me transportais dans la France du XIXe siècle avec délice, je me construisais des robes à crinoline parce que c'était quand même mieux que des jean's (et je faisais ça au lieu de regarder les dessins animés, spéciale cassdédi à PocketGirl ;) ). J'avais même décrété que je ne me marierais qu'avec un noble, pour vivre dans un château et avoir un nom à particule. Je m'inventais des histoires dans lesquelles j'étais fille de marquis.

Puis j'ai grandi. J'ai délaissé les oeuvres de la Comtesse pour des livres et des auteurs plus modernes, où on ne soignait pas les gens avec des sangsues et des cataplasmes. Mais pour une gamine de douze ans, j'avais un vocabulaire et un imaginaire en béton.

Mais il reste des traces, notamment dans ces bonheursdesophie qui conjurent les plus de cent ans de malheurs de Sophie Rostopchine. D'en parler, ça me donnerait presque envie de me retaper toute la série, en fait...

Et vous, vous avez vibré sur la Comtesse de Ségur?

01 mai 2007

Scandale sur Park Avenue

Hier, en vous relatant mes frasques shoppinguesques, je ne vous ai pas tout dit. J'ai zappé l'épisode arrêt au rayon chick lit, histoire d'en rajouter une couche dans le cliché "fille jusqu'au bout de la manucure". J'ai commis trois achats, tous en chick lit. Deux "Gossip Girl" et un bouquin intitulé "Chic et choc à New York". Tout un programme.

Le pitch (assez simple, somme toute): la nouvelle femme d'un magnat des cercueils (eh ouais...) fait tout pour se faire accepter par les gens de Park Avenue. Mais elle s'y prend très mal et tout le monde se fout d'elle. Petit à petit elle va essayer de changer son style et de devenir une fréquentable.

Okay, c'est franchement bateau et on devine assez bien que les méchants seront bien refaits (zavaient qu'à pas être aussi méchants) et que la gentille finira par se réconcilier avec elle-même d'abord, puis avec les autres ensuite. En gros: l'argent ne fait pas le bonheur ni la réussite sociale, faut aussi avoir l'attitude ad hoc.

Et l'attitude ad hoc, quelle est-elle? Il ne faut pas dépenser son argent comme une m'as-tu-vu pour acheter les faveurs des autres riches mais savoir rester modeste (ben tiens!) et faire de temps en temps des dons "anonymes" pour créer le mystère et le secret. Il faut éviter les fautes de goût (franchement, Versace ça craint!) et ne porter qu'une pièce directement reconnaissable.

En fait, dans le bouquin, l'héroïne, Melanie, est véritablement une cendrillon ou une Cosette mal dégrossie qui croit que tout s'achète, surtout le statut social. Je dois avouer que même pour une non New Yorkaise comme moi il était évident dès le début du livre que si j'avais eu cette fille en face de moi, je l'aurais aussi traitée de parvenue prête à tout pour se faire une place au soleil.

Ce qui voudrait dire que... je pourrais aller m'installer Park Avenue et finir dans ce monde-là sans trop de problèmes... Ou plus réalistement, que je ne suis pas une parvenue, parce que mes parents, bien que très peu friqués, avaient des principes. Voilà. Mais visiblement, les principes, ça ne paie pas son bijou Cartier. Dans un prochaine vie, j'exige de naître dans une famille pleine aux as. Je construirai mon élégance et mon éducation à la force du poignet. Na!

13 avril 2007

Un jour je serai chroniqueuse royale

L'autre jour, je me suis mise au soleil avec un bouquin. Pour bronzer un brin et pourquoi pas me culturer aussi. Je n'ai pas choisi mon livre par hasard, non, il me fallait quelque chose qui fasse écho à la personne que je suis.

Voilà pourquoi j'ai opté pour un des bouquins de Stéphane Bern. Je vois déjà vos moues horrifiées ou votre petit regard condescendant. On se calme les chipies! Okay, le livre n'a pas excellente mine genre "quand je veux être sexy intello, c'est celui-là que je sors". Au contraire, même. Il fait plutôt mémé tricot: un peu vieillot, la couverture pas sexy pour une roupie. Bref, le genr de trucs qu'on se dit qu'on va lire, mais qu'on repousse à chaque fois (pour lire Flair). Une fois ouvert, c'est pas mieux, les soupçons de bobonnite aiguë se confirment, puisque votre grand-mère aveugle n'aurait pas besoin de loupe pour suivre l'histoire de ce cher Stéphane.

Car oui, "Mon Royaume à moi" raconte une partie de l'histoire privée de Stéphane, en parallèle avec sa passion grandissante pour les royaux. Lui, c'était plutôt le Grand-Duché qui le fascinait. Moi, j'avoue un ptit faible pour les Belges, d'abord (mais il n'a pas eu la chance de naître dans un royaume, gniark gniark).

Au fil des pages, j'ai retrouvé quelques-unes de mes obsessions d'enfant et en suivant l'évolution du franco-luxembourgeois, je me suis mise à rêver d'un poste de chroniqueuse royale.





Puis j'ai chopé un rhume, et j'ai arrêté de penser.